Rachida Dati en guerre contre le Mur de la Paix


Le Mur pour la Paix est une création de Clara Halter et de Jean-Michel Wilmotte, installée sur le Champ de Mars à l’occasion des festivités du passage à l’an 2000, pour une courte durée de 4 mois. Seulement voilà, le temporaire dure depuis 15 ans, et la maire du 7ème, Rachida Dati, aimerait bien le voir disparaître, d’autant plus que le monument attire les tags et des inscriptions antisémites.


Librement inspiré du Mur des Lamentations de Jérusalem (les visiteurs peuvent déposer sur place leurs messages de paix dans les interstices du Mur prévus à cet effet), le "Mur pour la Paix" est constitué d’une charpente métallique de 16 mètres de longueur sur 13 mètres de largeur et 9 mètres de hauteur, sur les façades de laquelle, le mot "paix" est écrit en 49 langues différentes.

« Plus de douze ans après, le Mur pour la Paix est toujours en place sur le Champ de Mars, en l’absence de la moindre autorisation.», s’en offusquait la maire en 2012. Et d’ajouter : « La mairie du 7ème arrondissement n’a eu de cesse de mettre en œuvre tous les moyens en son pouvoir pour obtenir le démontage de cette structure, afin qu’elle libère la perspective centrale du Champ de Mars et que le Droit soit respecté.»
Pour l’ancienne garde des Sceaux, « cette construction provoque l’exaspération des habitants du VIIe arrondissement (…) car elle obstrue la perspective classée de l’Ecole militaire à la Tour Eiffel, en violation de la loi ».
Et elle avait lancé une pétition sur le site de la mairie, demandant le démontage de la structure.

Madame Dati se disait par ailleurs « choquée par les méthodes et les déclarations mensongères de M. et Mme Halter, en vue d’obtenir la pérennisation de leur création sur le Champ-de-Mars (…), occultant systématiquement le caractère illégal de ce mur […] Ils oublient, ajoute-t-elle, qu’on ne saurait galvauder l’idée de Paix en l’associant à une structure qui bafoue les lois de la République ». Une déclaration que n’ont pas apprécié les deux protagonistes.

C’est ce qu’explique Maître Jean-Baptiste Schroeder, Avocat, sur le site village-justice.com : « S’estimant atteints dans leur honneur et dans leur considération, les époux Halter avaient décidé de faire citer devant le tribunal correctionnel, du chef de diffamation publique envers des particuliers, la maire prise en sa qualité de directrice de la publication du site internet municipal. Reconnue coupable de diffamation envers un particulier en première instance puis en appel, Madame Dati s’était pourvue devant la Cour de cassation qui a donc cassé sans renvoi la décision des magistrats parisiens.»

On en est donc là. Maître Schroeder estime que le Mur de la Paix est dans une situation inextricable, qualifié d’"OVNI juridique" par le magazine, "Le Nouvel Observateur"

Lire la suite et l’analyse par Maitre Schroeder
Mur pour la Paix, sur wikipedia