Archives quotidiennes : 6 septembre 2012

La très chère sécurité des aéroports français

L’association Ville & Aéroport, qui a pour objet « de promouvoir le développement durable autour des aéroports, d’améliorer la qualité de vie des populations soumises aux nuisances aéroportuaires, et de favoriser une plus juste répartition des retombées économiques générées par l’activité aéroportuaire », communique sur le coût de la sécurité dans les aéroports français. « Une étude confidentielle montre que la taxe de sécurité dans les aéroports français coûte quatre fois plus cher aux voyageurs que dans le reste de l’Europe », lâche-t-elle dans un communiqué, dont voici la suite :

Révélée en exclusivité par le Journal du Dimanche du 12 août 2012, l’étude a été réalisée en fin d’année dernière pour le compte de l’Union des Aéroports Français (UAF), et estime à 11 euros en moyenne par voyageur le coût de la taxe « sécurité et sûreté des passagers et de leurs bagages », contre 3 euros en moyenne dans le reste de l’Europe. Selon le journal, le taux maximum de cette taxe, fixé par le gouvernement à 12 euros, serait atteint à Roissy – CDG, Orly, Nice ou Toulouse, Beauvais affichant 7,30 euros et Bora Bora 3,58.

Problème : les dépenses liées à la sécurité explosent, passant toujours d’après le JDD de 783 millions d’euros en 2010 à 843 l’année dernière, et probablement 894 à la fin de l’année. La hausse du nombre de passagers passant les portes des quelques 170 aéroports tricolores ne suffit pas à expliquer cette inflation : d’après un membre de l’UAF, des contrôles autrefois aléatoires sont devenus systématiques, d’où une hausse des achats et des coûts de maintenance.

Or la sécurité et la sûreté sont en général assurées par des sociétés privées, l’État n’intervenant pas contrairement par exemple à l’Allemagne (achat des équipements par les gouvernements régionaux) ou à l’Italie (camions incendie payés par Rome). Pour éviter de renflouer les aéroports, l’État aurait d’après le JDD permis l’instauration d’une autre taxe au titre du contrôle aérien et des révisions techniques des avions, « nichée dans la taxe dite aviation civile » et d’un montant de 5 à 8 euros selon les destinations. L’UAF affirme qu’elle ne sera pas suffisante, et que le gouvernement « devra tôt ou tard mettre la main à la poche » afin que ces coûts ne pénalisent plus la compétitivité des aéroports français.

 
 
 
 
 
 

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L’assurance scolaire est-elle obligatoire ?

Tous les ans sont remis aux élèves de belles enveloppes délivrées généralement par les fédérations de parents d’élèves proposant aux parents de souscrire à une assurance scolaire que d’aucuns affirment obligatoire. Qu’en est-il exactement ?

L’association Que Choisir rappelle que l’inscription d’un enfant dans un établissement scolaire ne peut être subordonnée à la présentation d’une attestation d’assurance : « La règle, régulièrement rappelée dans des circulaires de l’Éducation nationale (comme celle du 3 août 2011) est que l’admission d’un enfant dans une école ou un établissement, tout comme sa participation aux activités scolaires obligatoires, ne peut être subordonnée à la présentation d’une attestation d’assurance. Il est toutefois fréquent que les enseignants responsables de classe, mal renseignés, l’exigent avec insistance… »

Alors, faut-il souscrire ou non à une assurance scolaire ? Que Choisir affirme que « pour les activités extrascolaires, sortie nature, excursion au musée, mais aussi et surtout, cantine », il faut souscrire. Mais souligne « qu’en pratique, il arrive souvent que les établissements souscrivent des contrats collectifs de responsabilité civile pour les sorties scolaires, ce qui diminue l’utilité de l’assurance scolaire individuelle ». Aux parents d’élèves à vérifier si l’établissement que fréquente leur enfant a bien souscrit à un de ces contrats.

En matière de dommages, on peut rappeler qu’ils sont de deux sortes. Les dommages que l’enfant pourrait causer à autrui et les dommages corporels dont il pourrait être victime dans le cadre des activités scolaires obligatoires ou facultatives, trajet compris. Dans le premier cas, l’assurance multirisques Habitation, dont tout locataire et propriétaire se doit de souscrire, inclut la garantie de responsabilité civile pour les dommages causés à autrui. Et dans le deuxième cas, s’il se blesse, la sécurité sociale et les mutuelles entrent en jeu. L’assurance scolaire a alors un intérêt pour les parents qui n’ont pas une bonne mutuelle. Tout en sachant que l’assurance scolaire arrive en dernier pour les remboursements, après la sécurité sociale et les mutuelles.

Que Choisir rappelle enfin que, dans bien des cas, les compagnies d’assurance incluent une assurance scolaire dans l’assurance multirisques Habitation.
« L’assurance scolaire est, à bien des égards, techniquement dépassée… », conclut Que Choisir.

 
 
 
 
 
 
 

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